Communiqué - « En attente de vivre » : un patient québécois interpelle le public et les élus sur le don d’organes.
Montréal, le 17 mai 2026 - À 68 ans, Yves R. Morin, de Pincourt, vit chaque jour dans l’attente d’un appel qui pourrait lui sauver la vie. Depuis maintenant un an, il est en attente d’une greffe de rein. Entre les traitements de dialyse à domicile, la fatigue, l’incertitude et les impacts sur sa vie familiale, il souhaite aujourd’hui parler publiquement d’une réalité encore trop peu visible : celle des centaines de Québécois qui attendent un organe.
« La dialyse rythme mes journées. On essaie de garder espoir, mais on a souvent l’impression que le système avance trop lentement pour ceux qui attendent », témoigne M. Morin.
Bien que la dialyse à domicile offre davantage d’autonomie, elle impose une discipline constante et transforme le quotidien. Gestion de l’équipement médical à la maison, surveillance des traitements, fatigue physique et charge émotionnelle font désormais partie de sa réalité.
« Malgré la liberté que cela apporte comparativement à l’hôpital, il y a toujours cette inquiétude. Et surtout, il y a cette attente constante d’un appel qui pourrait tout changer », ajoute-t-il.
Sans greffe, son espérance de vie demeure limitée.
Le témoignage de M. Morin survient alors que le débat autour du projet de loi 194 se poursuit au Québec. Ce projet propose l’instauration du consentement présumé au don d’organes, où toute personne serait considérée comme donneuse après son décès, sauf refus exprimé de son vivant. Pour lui, cette discussion doit dépasser le cadre politique et devenir une véritable conversation de société. « Ce ne sont pas seulement des statistiques. Ce sont des vies suspendues à un système qui pourrait faire mieux. »
La Nouvelle-Écosse a adopté un modèle similaire en 2021 avec la Human Organ and Tissue Donation Act. Depuis, la province a observé une hausse des références de donneurs potentiels et une amélioration du dépistage.
Au Québec, seulement environ 1,4 % des décès à l’hôpital peuvent mener à un don d’organes. Malgré l’appui populaire au don, moins de la moitié des adultes québécois ont officiellement confirmé leur consentement au registre.
Selon M. Morin, parler publiquement du don d’organes permet :
- de sensibiliser la population au manque d’organes disponibles ;
- d’encourager les discussions familiales ;
- de réduire les tabous entourant la maladie et le don ;
- et de donner une voix humaine aux patients vivant l’attente d’une greffe.
Une pétition citoyenne circule actuellement afin de maintenir le débat public autour du projet de loi 194 et du don d’organes au Québec. Voici le lien.
« Si une autre province canadienne a osé essayer une nouvelle approche pour augmenter les dons d’organes, pourquoi ne pas en discuter sérieusement ici aussi? »
M. Morin se dit disponible pour des entrevues afin de témoigner de la réalité quotidienne des patients en attente d’une greffe.
Sources :
- Transplant Québec
- Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue
- Gouvernement de la Nouvelle-Écosse : Human Organ and Tissue Donation Act
Renseignements médias
Yves R. Morin
Pincourt, Québec
Téléphone : 438-257-1235
Courriel : yves.r.morin@gmail.com
Disponible pour entrevues médias (télévision, radio, journaux et web)
Montréal, le 17 mai 2026 - À 68 ans, Yves R. Morin, de Pincourt, vit chaque jour dans l’attente d’un appel qui pourrait lui sauver la vie. Depuis maintenant un an, il est en attente d’une greffe de rein. Entre les traitements de dialyse à domicile, la fatigue, l’incertitude et les impacts sur sa vie familiale, il souhaite aujourd’hui parler publiquement d’une réalité encore trop peu visible : celle des centaines de Québécois qui attendent un organe.
« La dialyse rythme mes journées. On essaie de garder espoir, mais on a souvent l’impression que le système avance trop lentement pour ceux qui attendent », témoigne M. Morin.
Bien que la dialyse à domicile offre davantage d’autonomie, elle impose une discipline constante et transforme le quotidien. Gestion de l’équipement médical à la maison, surveillance des traitements, fatigue physique et charge émotionnelle font désormais partie de sa réalité.
« Malgré la liberté que cela apporte comparativement à l’hôpital, il y a toujours cette inquiétude. Et surtout, il y a cette attente constante d’un appel qui pourrait tout changer », ajoute-t-il.
Sans greffe, son espérance de vie demeure limitée.
Le témoignage de M. Morin survient alors que le débat autour du projet de loi 194 se poursuit au Québec. Ce projet propose l’instauration du consentement présumé au don d’organes, où toute personne serait considérée comme donneuse après son décès, sauf refus exprimé de son vivant. Pour lui, cette discussion doit dépasser le cadre politique et devenir une véritable conversation de société. « Ce ne sont pas seulement des statistiques. Ce sont des vies suspendues à un système qui pourrait faire mieux. »
La Nouvelle-Écosse a adopté un modèle similaire en 2021 avec la Human Organ and Tissue Donation Act. Depuis, la province a observé une hausse des références de donneurs potentiels et une amélioration du dépistage.
Au Québec, seulement environ 1,4 % des décès à l’hôpital peuvent mener à un don d’organes. Malgré l’appui populaire au don, moins de la moitié des adultes québécois ont officiellement confirmé leur consentement au registre.
Selon M. Morin, parler publiquement du don d’organes permet :
- de sensibiliser la population au manque d’organes disponibles ;
- d’encourager les discussions familiales ;
- de réduire les tabous entourant la maladie et le don ;
- et de donner une voix humaine aux patients vivant l’attente d’une greffe.
Une pétition citoyenne circule actuellement afin de maintenir le débat public autour du projet de loi 194 et du don d’organes au Québec. Voici le lien.
« Si une autre province canadienne a osé essayer une nouvelle approche pour augmenter les dons d’organes, pourquoi ne pas en discuter sérieusement ici aussi? »
M. Morin se dit disponible pour des entrevues afin de témoigner de la réalité quotidienne des patients en attente d’une greffe.
Sources :
- Transplant Québec
- Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue
- Gouvernement de la Nouvelle-Écosse : Human Organ and Tissue Donation Act
Renseignements médias
Yves R. Morin
Pincourt, Québec
Téléphone : 438-257-1235
Courriel : yves.r.morin@gmail.com
Disponible pour entrevues médias (télévision, radio, journaux et web)